Musée Origines

Par Julien Revillon


L

a page Origines du « musée » — qu'accompagnent la page des portraits et celle des paysages, ainsi qu'un « Who's who » des photographes cités sur le site — réunit des images qui ont été parmi les premières dans l'histoire de la photographie : le procédé héliographique de Niépce, les premiers daguerréotypes, le calotype de Talbot, les premiers paysages, les premiers visages, la première photographie en couleur, etc.

Cela commence donc naturellement avec Nicéphore Niépce et la première photo de l'histoire, Point de vue du Gras (Saint-Loup-de-Varennes, vers 1825-1827), puis la Table servie (original disparu) réalisée vers 1832 par N. Niépce et Louis Daguerre, associés depuis 1829 — voir aussi Origines de la photographie. Viennent ensuite l'atelier de Daguerre, un « daguerréotype » de 1837, et, prise l'année suivante, sa célèbre vue du boulevard du Temple : un paysage dans lequel n'apparaît qu'un homme se faisant cirer les chaussures, peu mobile, contrairement aux autres passants de la rue, que le temps de pose très long n'a pas permis de figer. Il s'agit de la première photographie datée d'une personne humaine (Portrait de M. Huet, 1837).

Breveté en 1841 par William Henry Fox Talbot, le « calotype » permettait d'obtenir un négatif papier direct (G.W. Bridges, Erechtheion, 1848), puis des images positives par tirage contact : ce procédé négatif-positif a constitué la base de la photographie argentique moderne.

Puis les pionniers se sont multipliés : par exemple Jean-Baptiste Sabatier-Blot (portrait de L. Daguerre, 1844) parmi les premiers, ou Pierre Ambroise Richebourg (Le Forum romain avec le temple de Saturne, daguerréotype), un photographe « officiel », l'un des premiers, sous le Second Empire.

Lorsque la mini-biographie est disponible, il est possible de cliquer sur le nom du photographe pour la rejoindre (sur la page « Who's who »).