Foca, l'appareil photo « made in France »  (suite)












Le FOCA Standard « Une étoile » PF

  • Obturateur à rideaux pose B, et 1/25 - 1/50 - 1/100 - 1/200 1/500 de seconde.
  • Synchronisation pour flash électronique et magnésique.
  • Armement par bouton entraînant le film et le compteur de vues.
  • Bouton déclencheur sur boîtier.
  • Griffe pour fixation d'accessoires.
  • Indicateur d'émulsion.
  • Objectif semi-grand angulaire OPLAR f : 3,5 de 35mm à grande profondeur de champ.
  • Objectifs interchangeables à vis OPLAR f : 4,5 de 28mm - 3,5 de 90 mm - TELEOPLAR f : 4,5 de 135mm.


Foca Standard FG180, 1956-1960. Objectif OPLAR f:3,5.


Le FOCA « trois étoiles » PF3, PF3L

  • Viseur télémétrique couplé exclusivement avec les objectifs de 50mm.
  • Obturateur à rideaux, poses B, T et 1 sec - 1/2 - 1/5 - 1/10 1/25 - 1/40 - 1/50 - 1/100 - 1/200 - 1/500 - 1/1000 de seconde.
  • Synchronisation pour flash électronique au 1/40 et à toutes les vitesses pour flash magnésique avec ampoules à "plateau".
  • Armement rapide par levier entraînant le film et le compteur de vues.
  • Objectifs OPLAR f : 2,8 ou OPLAREX f : 1,9 de 50mm.
  • Lors de l'emploi des objectifs complémentaires, la distance indiquée par le télémètre doit être ensuite reportée sur l'objectif.
  • Objectifs interchangeables à vis OPLAR f : 4,5 de 28mm – f : 3,5 de 35mm – f : 3,5 de 90mm, et TELEOPLAR f : 4,5 de 135mm.


Accessoires Foca.












Focaflex 20.168F, objectif Oplar-Color 50mm f:2-8.


Lorsque l’on regarde un FOCAFLEX pour la première fois, on se demande où est passée la protubérance abritant le prisme, si caractéristique des appareils réflex. En effet, le capot de l’appareil est… plat ! Tout le génie du FOCAFLEX réside dans l’adoption d’un système de visée optique, unique en son genre, à l’époque : un miroir semi-réfléchissant (précurseur de celui utilisé aujourd’hui par Sony sur ses appareils NEX et ALPHA) recouvert d’une couche d’oxyde de titane, ce qui a permis de placer la lentille collectrice sur la partie inférieure de l’appareil. Sur le dessus de l’appareil, la manivelle de rembobinage, le déclencheur, le compteur de vues, mais aussi le levier d’armement sont encastrés et aisément reconnaissables par le simple toucher.





En revanche, on se demande pourquoi les ingénieurs d’OPL n’ont pas utilisé un obturateur à rideaux, technique qu’ils maîtrisaient parfaitement, plutôt que l’obturateur focal… Très certainement pour se différencier des autres constructeurs de l’époque, et mettre en valeur leur technique novatrice du miroir semi-réfléchissant. Détail qui a son importance : un système ingénieux bloque l’armement dès que le compteur, dégressif, arrive sur zéro (détail inscrit sur une étiquette collée à l’intérieur du dos amovible de l’appareil).


Focaflex 20.168F.

Le premier « FOCAFLEX Automatique » doté, lui, d’une cellule photo-électrique au sélénium ainsi que d’un système mécanique permettant une utilisation en priorité-vitesses, sortit des usines en juillet 1959. Mais il ne fut commercialisé qu’en juin 1960, après sa présentation au 25ème Salon de la Photographie qui eut lieu du 19 au 28 mars 1960. Vint ensuite le FOCAFLEX II. Dévoilé en novembre 1961, il présentait quelques nouveautés par rapport à ses prédécesseurs : l’interchangeabilité des objectifs (monture à baïonnette) et un anneau de microprismes autour de la zone télémétrique de visée améliorant la précision de la mise au point, ainsi qu’un nouvel obturateur PRONTOR REFLEX au 1/300ème de seconde. Hélas, ces appareils, trop en avance techniquement face à une clientèle résolument populaire, ont sonné le glas de la marque française, dernier bastion photographique de ce pays dont il ne restait, alors, quasiment plus qu’un seul fabricant emblématique en photo : ANGENIEUX.



  • L'image entièrement redressée, observée dans le viseur est exactement celle qui apparaîtra sur le cliché.
  • Élimination de la parallaxe.
  • Mise au point précise par télémètre central à coïncidence, même en cas d'emploi de lentilles additionnelles.
  • Présélection du diaphragme.
  • Obturateur pose B et 1, 1/2, 1/4, 1/15, 1/30, 1/60, 1/125, 1/250 de seconde.
  • Synchronisation réglable pour flash électronique et magnésique.
  • Armement rapide par levier synchronisant l'avancement du film et le compteur de vues.
  • Bouton déclencheur encastré évitant tout risque de « bougé ».
  • Griffe pour fixation d'accessoires.
  • Indicateur d'émulsion.
  • Indices de lumination.
  • Objectif: OPLAR COLOR 50mm f:2,8 avec table de profondeur de champs à lecture directe.










Commercialisé à partir de 1954, ce compact grand public, moins cher que son grand frère le FOCA PF, possédait une focale fixe : un objectif NEOPLAR 45mm avec une ouverture de f:3,5 ou f:2,8 et comptait plusieurs versions.


FOCA Sport 1B à correction de parallaxe n°757.336,
objectif NEOPLAR 45mm f:2,8.


Le FOCA Sport 1

  • Viseur simple
  • Objectif NEOPLAR 45mm f:2,8 à grande profondeur de champs
  • Obturateur Central : poses B, 1, 1/2, 1/5, 1/10, 1/25, 1/50, 1/100, 1/300 de seconde.
  • Table de profondeur de champs à lecture directe.
  • Prise synchro pour flash magnésique ou électronique
  • Indicateur d’émulsion
  • Armement par molette d’avancement, puis par levier
  • Compteur de vues dégressif
  • Griffe porte-accessoires.

Le FOCA Sport 1B

Mêmes caractéristiques que le FOCA 1, mais avec quelques améliorations :

  • Viseur à champ plus large avec cadre « lumineux » délimitant le sujet.
  • Index de correction de parallaxe dans le viseur pour sujets situés à moins de 2m.



Le FOCA Sport 1C

  • Un posemètre à cellule photo-électrique de type Chauvin-Arnoux.
  • Son objectif est un NEOLPAR 45mm f:4,5.

Le FOCA Sport 1D

Foca Sport 1D.


Mêmes caractéristiques que le FOCA 1B, mais avec quelques améliorations :

  • Un posemètre à cellule photo-électrique intégré, pour indiquer la vitesse ou l’ouverture en fonction de la priorité que l’on veut donner à l’une ou l’autre.

Le FOCA Sport 2

Le plus perfectionné, avec en plus :

  • Un télémètre couplé à l’objectif pour une mise-au-point précise.
  • Un nouvel objectif NEOPLAR COLOR à monture hélicoïdale (mise au point par déplacement du bloc optique) 45mm f:2,8.
  • Un crantage sur la bague de diaphragme pour un meilleur confort.

Foca Sport 2C.














Focamatic FG710, 1961-1964.


Présentant un boîtier très proche de celui du Foca Sport 2C, le Focamatic était lui totalement automatique, la cellule déterminant l'ouverture du diaphragme et la vitesse d'obturation — et se bloquant automatiquement en cas de luminosité insuffisante. Il a été commercialisé en plusieurs couleurs, arborant un dos bleu, blanc, ou... rouge.


  • Viseur à grand champs comportant un cadre lumineux collimaté à correction de parallaxe.
  • Une simple pression du doigt détermine automatiquement par cellule photo-électrique le rapport diaphragme-temps de pose (1/30-2,8 à 1/250-22) et provoque le déclenchement.
  • Blocage du levier de déclenchement rendant toute prise de vues impossible en cas d'insuffisance de lumière.
  • Automatisme débrayable permettant l'emploi d'un flash, de la pose B ou du 1/30 de seconde.
  • Le FOCAMATIC utilise tous les films, noir ou couleurs, des plus lents aux plus rapides (12 à 400 ASA).
  • Objectif FOCA NEOPLAR 45mm f:2,8